samedi 21 mai 2016

Betsy Larousse, Louis Hamelin

Ceux qui ont lu tous mes articles savent que j'aime Louis Hamelin dont j'avais adoré le roman La constellation du lynx. J'avais trouvé ce roman tellement bien ficelé que les autres que j'ai lus m'avaient déçue.

vendredi 13 mai 2016

Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIXe – XXe siècle) : Discours publics, humiliations privées, Gérard Noiriel

Le pendant à Huntington ce serait Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIXe – XXe siècle) : Discours publics, humiliations privées, Paris, Fayard, 2007, un autre gros bouquin que j'ai dévoré. Une histoire de l'immigration en France au XIXe et XXe siècle qui permet de comprendre une partie de cette histoire.

Le choc des civilisations, de Samuel Huntington

Parce qu'il faut lire aussi les livres que l'on n'aime pas pour au moins se faire une idée, et critiquer s'il y a lieu, j'ai lu Le choc des civilisations quelques années après le 11 septembre. En fait je l'ai parcouru, parce que c'est un gros pavé, mais j'ai quand même pu me faire une idée.
L'idéologue de Georges Bush (corrigez-moi si je me trompe, je ne sais pas s'il l'était volontairement ou non d'ailleurs) a publié ce livre en 1996, avant le 11 septembre, mais son livre servait parfaitement d'argumentaire à l'idée d'une "lutte contre le mal".

mercredi 4 mai 2016

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

Ahn ahn, un très beau livre o!



Bref, Americanah parle de négritude (je vous laisse chercher sur ce concept pour ceux qui ne connaissent pas), on pourrait croire que ce n'est qu'un long discours sur la négritude tant le sujet est central au livre, tout comme Middlesex pourrait n'apparaître que comme un long plaidoyer en faveur des transsexuels (mais est tellement plus!).
Mais c'est surtout une très belle quête d’identité, une magnifique histoire d'amour ("j'ai vu le ciel"). Et la négritude, on n'y échappe pas quand on est noir dans un pays majoritairement blanc. Sur la 4e de couverture, l'héroïne dit "j'ai cessé d'être noire quand je suis rentrée au Nigeria". Bref, elle actualise ce concept et en montre diverses facettes : selon le point de vue de l'immigrante africaine aux États-Unis ou en Angleterre, ou celui des Afro-américains.


lundi 14 mars 2016

Fragiles lumières de la terre, Gabrielle Roy


Très beaux textes que nous livre ici Gabrielle Roy, écrits pour les journaux. Délicate Gabrielle Roy! Sensible Gabrielle Roy!

Des textes sur les minorités immigrantes rurales du Canada, Huttérites, Doukhobors, Sudètes, Juifs, Ukrainiens...

jeudi 3 mars 2016

La petite fille et le vieux de Marie-Renée Lavoie

Tiens! Je suis allée voir vendredi un concert de Gabriel Bouchard suivi des Quêteux du Lac-St-Jean, et Gabriel Bouchard nous parlait de Stadacona-Limoilou.
Je retrouve Limoilou cette semaine avec Marie-Renée Lavoie et sa petite fille, Hélène, pas si petite que ça en fait. Hélène vit dans ce quartier populaire avec sa famille et son voisinage. On retrouve l'ambiance des quartiers populaires de Québec, qui est celle de Limoilou, St-Sauveur, St-Roch. Un peu moins à Montcalm où je restais même si j'ai beaucoup aimé Montcalm aussi..
Mais Limoilou, c'est quelque chose!

dimanche 28 février 2016

Le journal d'Alice de Sylvie Louis (par Olga-Selly, 8 ans)

Mon livre préférer est:

le journal d'Alice. Parce que sa me fait penser à Alice mon amie préférer. Ce livre est intéressant parce qu'il parle de l'école et il apprend plein de choses et l'histoire parle d'une fille qui s'appelle Alice et qui raconte son journal intime. La couleur des livres représente ses journaux intimes. C'est un livre passionnant et si voulez le lire, je peux vous le prêter.

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lundi 15 février 2016

Lire Jules Verne

N'ayant rien trouvé à lire qui me motiva assez, je me suis laissé tenter récemment par la lecture de Pinocchio que mon fils m'a trouvé à la bibliothèque et que mon italien de père m'a maintes fois conseillée. Un conte savoureux, que Disney a bien fait de récupérer, même si la vraie version est bien plus intéressante.

Évoquant avec mon fiston des lectures passionnantes à se mettre sous la dent quand on a 10 ans, c'est bien sûr Jules Verne qui m'est venu en tête.

lundi 14 décembre 2015

Tous peuvent réussir, ATD Quart Monde et Le Fric, le doux et le dur

La semaine passée, j'ai eu la chance d'assister à une conférence sur la pauvreté par Vivian Labrie. Il se trouve que je connaissais Vivian par l'Accorderie et par le groupe de chant de Gabrielle Lebouthillier qui est sa fille (le monde est petit!).

Et voilà que je la retrouve au Lac-St-Jean. Je savais qu'elle avait participé à la création du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Elle est maintenant chercheuse indépendante et a travaillé avec un groupe du Le fric, le doux et le dur / Boussoles citoyennes pour tendre vers une société sans pauvreté, riche pour tout le monde et riche de tout son monde.
Lac-St-Jean à la création d'un outil qui vient de paraître :
Cet ouvrage contient une mine d'informations pour comprendre le budget du Québec, la répartition des richesses, et du coup devenir plus conscient et plus responsable. Il est aussi le fruit d'une réflexion collective qui a duré une vingtaine d'année, d'un groupe constitué de personnes en situation précaire et d'autres non. Il propose des solutions et des nouveaux concepts comme le produit intérieur doux ou la dépense intérieure dure, qui me plaisent beaucoup. Le produit intérieur doux étant tout ces bénéfices non monétaires que l'on retire tout les jours (enfin, j'espère pour vous :)

Ça m'a fait pensé au livre Tous peuvent réussir édité par ATD Quart Monde que ma prof de DESS Marie-Claude Bernard m'a fait découvrir. J'ai été impressionnée par le travail d'ATD Quart Monde pour une parole donnée à tous, surtout ceux qui ne l'ont plus, et une construction collective des savoirs. Dans cet ouvrage qui se lit très bien, des enseignants français témoignent de leur travail imprégné de leur engagement au sein d'ATD Quart Monde.

vendredi 6 novembre 2015

La Bête à sa mère, David Goudreault



Effectivement la soirée speed-booking m’a apporté une belle moisson de suggestions de lecture, en plus d’une grande satisfaction personnelle.
Un grand merci à la responsable des animations, Johanne Girard, qui a conçu cette soirée originale, nous mettant en valeur. Nous présentions chacun notre livre pendant 4 minutes et le reste du temps, nous étions assis sur scène, tels des conférenciers avec des cartons à nos noms. Très plaisant. Et merci aux présentateurs qui m’ont donné envie avec toutes leurs suggestions de lecture!
Bref, je tombe sur un des livres présenté à cette soirée quelque temps après. La Bête à sa mère de David Goudreault que la libraire de la librairie Harvey nous avait présenté. Ça s’annonçait assez noir mais ce genre d’anti-héros me tentait.
Je n’ai pas été déçue. La Bête à sa mère est une véritable bombe littéraire! À ranger à côté de Charlottebefore the christ (le bourgeois nihiliste), La conjuration des imbéciles (le misanthrope un peu cinglé) et Du sang sur la chair d’une pomme (la société québécoise au vitriol), tous trois chroniqués dans ce blog.
Un anti-héros comme on les aime, cynique et désabusé. Je ne sais même pas son nom, il n’est rien en fait. Il passe son enfant avec une mère qui passe son temps à se suicider, avant de passer de famille d’accueil en famille d’accueil. On le retrouve à l’âge adulte, travaillant à la SPA. Il faut dire que notre héros aime les animaux, aime beaucoup les animaux. Bref, rien de misérabiliste dans tout ça, plutôt un ton caustique, à la première personne, le personnage laisse nous raconte son quotidien. Il m’a fait penser à Don Quichotte : grand perdant dans la vie, il se réinvente, il se rêve gangsta quand il passe son temps à se faire casser la figure (comme Don Quichotte), son collègue Reynald aurait même des allures de Sancho Panza.
Comme les romans cités plus haut, celui-ci est vraiment singulier et révèle vraiment une grande plume. Ayant terminé ma chronique, je vais pouvoir aller lire les autres critiques (que j’ai évitées pour produire quelque chose d’original). David Goudreault slameur me plaît moins que Marjolaine Beauchamp ou Jocelyn Thouin mais comme romancier, je suis conquise!
note du 28-06-2016 : il paraît que la suite vient de sortir et qu'elle est très bonne!

lundi 26 octobre 2015

Je t'aimerai toujours, Robert Munsch

On connait le génial Robert Munsch drôle et décalé. Pour ma part, je l'ai découvert en arrivant au Québec. Ses histoires farfelues, accompagnées des illustrations de Michael Martchenko sont toujours efficaces pour nous faire rire.
Je ne savais pas qu'on pouvait aussi pleurer en lisant du Munsch.
Aujourd'hui je tombe sur Je t'aimerai toujours, visiblement un classique que je ne connaissais pas. Les illustrations ne sont pas de Martchenko, elles sont un peu datées mais l'histoire est belle.
Je l'ai lu à ma fille puis à mon fils et je les ai laissés me lire les dernières pages car les larmes me venaient. Un enfant naît et sa mère lui chante une berceuse : "je t’aimerais toujours". Il grandit et malgré ces périodes avec leurs lots de difficultés, d'âges ingrats et de bêtises, la mère continue à chanter cette berceuse "je t'aimerai toujours", jusqu'au jour où c'est au fils de chanter cette chanson à sa mère devenue vieille... Une pure beauté avec toujours les petits moments fantaisistes de Munsch quand la maman escalade la fenêtre de son fils devenu adulte pour aller le prendre dans ses bras! Oui, moi aussi je ferai ça je pense! :)

lundi 12 octobre 2015

Speed-booking à Alma

Je commence à croire que mes lectures dépendent vraiment de mes humeurs. En ce moment, rien ne me tente. Non pas que je sois de mauvaise humeur. Mais pour lire non.
J'attends avec impatience la soirée "Speed-booking" organisée par la bibliothèque d'Alma à la Boîte à bleuets le 21 octobre à 19h30.
Le principe : 6 hommes et 6 femmes présentent chacun un livre en 4 minutes. Le gagnant est celui qui aura réussit à convaincre le public que son livre est le meilleur.
La responsable des animations cherchait des lecteurs pour présenter un livre. Elle m'a proposé d'en faire partie, à moi, nouvelle arrivante ici et j'en suis bien contente.
Pour ceux qui sont dans le coin, n'hésitez pas à venir m'encourager.
Je vous raconterai, mais en tous cas j'aime beaucoup la formule! À garder pour quand je travaillerai à nouveau en bibliothèque.
Je présenterai le roman Middlesex de Jeffrey Eugenides, dont vous trouverez la critique plus bas, et le seul commentaire de ce blog!
N'hésitez pas à laisser des commentaires sous mes articles, ça me ferait plaisir!


lundi 14 septembre 2015

Zviane

J'ai découvert cette bédéiste et compositrice il y a quelques années dans la bd collectif "Partie de pêche", bd où plusieurs auteurs québécois parlent de pêche. J'avais bien aimé Zviane qui nous parlait de pêche sur la glace.
J'ai lu "Le point B" l'an dernier et j'ai aimé un bd qui parle de musique. Moi aussi la musique est une de mes passions et ayant un cousin compositeur de musique contemporaine, j'ai aimé comment elle en parlait. Quand elle explique comment un accord majeur en musique contemporaine est la pire horreur!
Ce week-end, j'ai lu "La plus jolie fin du monde", bd-journal et j'ai toujours beaucoup aimé entrer dans son univers. Et depuis le temps que je me demandais, ça ressemble à quoi la musique de Zviane, j'ai pu l'écouter sur son blog : http://www.zviane.com/

vendredi 31 juillet 2015

La Reine Margot, Michèle Laframboise

Comme toujours, le hasard fait bien les choses. J'ai découvert ce livre et cette auteur à la bibliothèque d'Alma que je viens également de découvrir.
Michèle Laframboise a la chance d'être auteur et illustratrice. Alors sur la page couverture, elle dessine vraiment ce qu'il y a dans le livre, les personnages comme elle les voit.
Bon, j'ai écris à l'auteur pour lui dire que j'avais aimé son livre et depuis, elle m'a répondu et m'a dit que c'est  Laurine Spehner qui a réalisé l’illustration de la couverture, à partir d'un croquis de l'auteur.
C'est une auteur jeunesse et La Reine Margot est un roman ado mais très bon pour les adultes aussi. C'est un polar avec un suspens haletant. Sa particularité est que l'enquêteuse est ici une jeune fille atteinte d'un cancer, qui vit depuis 1 an et demi dans un centre de soins de Trois-Rivières et qui sait qu'elle ne sortira de là que "les pieds devant". Oui, Margot, surnommée ainsi par une amie écrivain qui lui rappelle le courage de la vraie Reine Margot, porte un regard non dénué d'humour sur sa maladie. Pas non plus improbable. Elle dit la peur, le désespoir parfois, mais aussi la ténacité, l'envie de vivre. Elle se  promène dans les couloirs avec son "crouyou crouyou", son poteau de sérum qui rend ses déplacements compliqués, elle fait tout plus lentement que les autres mais elle le fait.
Un "ange de la mort" sévit à l'hôpital : il élimine prématurément des malades en fin de vie mais sans leur consentement. Margot sait qu'elle fait partie des cibles et cela rend son enquête plus urgente encore. J'avais lu il y a quelques années Du mercure sous la langue de Sylvain Trudel, roman sur le cancer plutôt déprimant. Ici, pas de déprime, seulement de la ténacité et la rage de vivre. Et aussi un suspens haletant.

samedi 20 juin 2015

El Deafo, Cece Bell

Je suis allée à la bibliothèque jeunesse aujourd'hui, j'ai discuté avec la bibliothécaire qui m'a conseillé un album, il était pas mal mais c'est finalement un autre livre qui a retenu mon attention. Il était mis en évidence sur les rayonnages, je ne lis pas très bien l'anglais mais ma fois c'est une bd pour enfants avec des images et du texte.
El Deafo est autant pour adultes que pour enfants. C'est une autofiction dont le personnage est Cece, une petite fille qui se retrouve sourde à l'âge de 4 ans et comment elle apprend à vivre avec ça, à vivre avec les autres malgré sa différence, les contraintes liées à son appareil auditif, comment elle se sent au quotidien. Ça me rappelait un monsieur aveugle que j'ai rencontré à l'Accorderie et qui dit "être aveugle, c'est comme porter un sac de 50 kilos tous les jours"!
Je ne sais pas si cette bd est traduite en français mais elle devrait l'être!