mercredi 1 juillet 2026

Katia (fiction)

Salut frangin,

Comment ça va? Moi ça va super bien.

Franchement, je t'envie pas avec ta job avec Revenus Canada et ta maison à Longueuil. Moi j'ai pas de loyer à payer alors pas besoin de travailler. Je crèche où je veux et je profite de la nature. Ce matin, un oiseau est venu se poser sur mon épaule pour me réveiller.

Enfin, des fois il pleut et nos affaires sont tout trempe. Mat nous a fait un abri mais ça tient pas toujours. D'autres fois, on se les fait voler. L'autre fois, un dude était en train de me toucher et quand je lui ai gueulé dessus il est parti en emportant mon sleeping bag. L'hiver, on dort où la Caisse Desjardins mais le matin, on se fait virer. Le jour, y a la bibliothèque mais les dames nous regardent bizarre. D'autres fois, elles me demandent si j'ai besoin d'aide mais j'en veux pas de leur fucking aide, retourner faire des ateliers de réinsertion et parler à des fucking intervenantes qui me demandent comment je me sens. De temps en temps on va prendre une douche à la piscine, toujours en dehors des horaires de baignade, qu'ils se rassurent. Le monde du Centre Mario Tremblay est bien fin aussi, ils nous disent bonjour et font mine de pas remarquer comment on a l'air de gueux.

By the way, pourrais-tu m'envoyer 100 piasses à l'adresse écrite sur l'enveloppe?

Je t'embrasse bro.

mardi 30 juin 2026

L’espèce fabulatrice / Nancy Huston

Trouvé dans une bibliothèque de rue : l’essai L’Espèce fabulatrice de Nancy Huston, merveilleuse réflexion sur  la narration. L’être humain donne du sens à à son environnement grâce au langage, au récit. C’est la narration qui forge le réel.

Un jour, mon ami écrivain Denis Côté se plaignait des piètres conditions du métier d’écrivain et je lui disais «oui, la culture n’est pas trop importante dans notre société… », et il me répond « qu’est-ce qui est plus important qu’un écrivain? Il raconte notre société, il lui donne du sens ». Je ne me souviens plus de ses mots exacts mais c’était à peu près la même réflexion que Nancy Huston. D’une manière générale, les artistes donnent du sens au monde, l’enchantent, le poétisent et son en cela aussi essentiels qu’un maçon ou qu’un enseignant mais souvent moins reconnus. 

Ils nous soignent en nous faisant du bien à l’âme et ceux qui croient se tenir à l’écart de l’art consomment pourtant des productions culturelles via la télévision, l’internet, le design urbain, vestimentaire, etc.

samedi 27 juin 2026

Coupe du monde à Espace soccer

Regarder la coupe du monde au bar style PMU de Benoît Espace Soccer où les femmes et les enfants sont bienvenus, contrairement aux bars PMU de France, où tu peux boire ta petite bière pendant que ton enfant sirote son coca, contrairement à la plupart des bars du Québec.

jeudi 25 juin 2026

Mémé

Ma grand-mère avait du caractère. 

Un jour, pendant la guerre, les Allemands sont venus chez elle et lui ont demandé si elle avait des confitures. « Des confitures, j’en ai au cul! » a-t-elle répondu. 

Son caractère s’exerçait aussi sur mon grand-père qui n’avait le droit de rien dire. Discret er effacé, il passait presque pour un simplet. Il mangeait toujours le pain de la veille tandis que ma grand-mère mangeait le pain du jour. Ça représentait bien leur relation. 

Ils s’étaient mariés à cause du curé mais ne s’aimaient pas. Peut-être qu’ils s’étaient aimés au début mais mon grand-père était parti plusieurs années en travail forcé en Allemagne pendant la guerre et leur relation déjà fragile avait dû en prendre un coup. On raconte qu’il avait aimé une Polonaise, ce qui peut se comprendre vu les circonstances mais bref, mémé - Marie-Louise lui en avait voulu et lui ramenait souvent cette histoire lors de leurs disputes. Ma mère ne m’a jamais raconté trop en détail les chicanes parentales ni ce qu’elle et ses frères et sœurs pouvaient ressentir, préférant me raconter les souvenirs heureux, les pièces de théâtre avec ses frères et sœurs, la vie à la campagne. « Fumier » qu’il lui disait. « T’es bien content de te coucher dessus, sur le tas de fumier » que ma grand-mère lui répondait. Un dialogue que ma mère m’a relaté. Bien sûr, à l’époque, le viol conjugal était la norme, et la contraception impensable. Tout ça grâce à l’église. Ma grand-mère etait une de ces agricultrices dont parle Simone de Beauvoir dans le Deuxième sexe. Écrasée par la charge mentale d’élever une famille, de gérer toute l’administration de la ferme en plus de travailler physiquement avec son mari, elle avait une rancoeur accumulée qu’elle déchargeait sur son mari. À soixante ans, elle marchait avec 2 cannes. Je l’ai toujours connu comme ça. Ses enfants se moquaient de sa bigotterie et ont tous rejeté le christianisme mais on peut comprendre que ça l’aidait à tenir. On peut comprendre aussi que mes oncles et tantes s’indignent quand la violence faite aux hommes est passée sous silence. Je suis bien placée pour savoir qu’elle existe. Ici, au Québec, les blagues sur la violence faite aux hommes semblent acceptables sous prétexte que l’égalité homme/femme reste à atteindre. Si les luttes pour la reconnaissance du travail invisible des femmes, la juste rémunération des congés maternité reste importante, cela ne peut en aucun cas prendre la forme d’une revanche. 

Quand on adopte avec moi une attitude autoritaire, j’adopte la technique de pépé de passer en mode autiste, invisible, me faire toute petite pour qu’on m’oublie un peu, qu’on me foute la paix quoi. J’ai gardé la Bible de mémé et le couteau Laguiole de pépé. Je vous aime tous les deux pépé mémé. Paix à vos âmes. 

mercredi 24 juin 2026

Les relations

La solitude est parfois agréable, parfois pesante. Nous aspirons à être en relation et quand la possibilité nous est donnée, bien souvent nous échouons. Nous réessayons avec prudence, patience, respect et confiance et comme c'est bon alors.

samedi 20 juin 2026

Mon tour du monde des métiers

Dans ma bio d'écrivain, on pourra lire "Française installée au Québec depuis 16 ans, Elsa Moulin fut tour à tour documentaliste, femme de ménage, secrétaire, jardinière, enseignante". Oui, je change de métier tout le temps, prenant le risque chaque fois de repartir à zéro et de devoir apprendre beaucoup de choses, mais j'aime ça. Je suis une exploratrice. Si on était dans Gilmore girls et qu'Alma soit Stars Hollow, je serais Kirk.
Parmi les métiers que j'aimerais faire, il y a celui de brigadière quand je serai retraitée. La dame qui fait traverser les enfants, le matin avant l'école, le midi et après l'école. Elle veille qu'ils traversent en sécurité, elle échange quelques mots avec eux. Elle travaille à temps partielle mais est assurément une personne importante pour les enfants.

vendredi 12 juin 2026

Célibataire

Oh la joie d’être célibataire! J’en arrive à ce point tant espéré où la perspective d’avoir quelqu’un dans ma vie ne me réjouit pas tant.
Oh le plaisir d’aller boire un verre ou se faire un petit resto seule. 
Oh le plaisir de l’amitié aussi. 

lundi 8 juin 2026

Vieillir (texte 2022)

Ta tante Mad a eu un malaise. Tu ne sais plus trop ce qui s'est passé. Tu es si loin. Tu sais que ta mère est inquiète, qu'elle a eu peur de perdre sa sœur. Que ça pourrait être un problème d'audition, le tympan, l'équilibre, mais tu as aussi entendu le mot AVC. Agnès aussi a fait un AVC il y a quelques années. Tu l'as appris d'ici, de l'autre côté de l'Atlantique et tu as suivi ça mollement. Ta vie continuait ici. Tu les aimes tellement. Ta famille là-bas te donne peu de nouvelles mais le « téléphone Moulin » circule bien, par l'intermédiaire de ta mère. Et quand tu rentres au pays, l'accueil est chaleureux et c'est comme si le temps n'avait jamais passé. Tu n'as fait aucune fête de famille depuis que tu es partie il y a 12 ans, sauf en 2012, quand tu es rentrée, ta tante Agnès avait fait des petites retrouvailles en décembre avec tous les oncles et tantes et quelques cousines. Tes enfants étaient contents, ils ont connu cet esprit de famille, quand les enfants s'amusent pendant que les parents s'amusent de leur côté.

Ta mère a 70 ans et tu sens que ces malaises lui font peur. A toi aussi. Depuis quelques années déjà, tu sens que les cheveux blancs, les bobos qui ne se réparent plus aussi bien qu'avant, t'entrainent vers la fin. Oui, c'est tragique, dit comme ça, mais c'est bien ça. Tu as beau refusé d'appeler ta mère « vieille » ou « aînée », elle vieillit pareil. Et toi aussi. Et si tu retournais vivre en France, le temps aurait passé pareil. 


Mais malgré tout, tu le sais, la force de votre amour, les valeurs familiales sont là.


Ça se rapproche et on sent que c'est ça finalement, une vie, 70, 80 ans, 120 ans peut-être si on est chanceux mais pas plus. On se rend compte de notre finitude et qu'on doit faire avec. Qu'est-ce que ça change en fait? Rien. Pas question de s'en faire plus pour ça sinon ça deviendrait invivable. Le goût de vivre mieux, de mieux faire les choses, d'être carpe diem, de laisser une trace derrière soi? Non plus, sinon ça deviendrait tellement solennel. Simplement continuer.

samedi 6 juin 2026

Lilianne Coté

Je tombe sur ses livres par hasard, à donner au Centre des femmes et je sais que ça va être bon. Je connais Liliane par le Saint-Jude où je travaille comme femme de ménage et je sais que j’ai fait le bon choix en m’entourant de gens cultivés et tranquilles.

Parmi tous ces bourgeois, tous n’ont pas des livres et encore moins des bons livres. Il y a quelques bons titres chez Lilianne.

C’est une petite femme discrète. Elle reste en appartement tandis que son mari est dans la phase 2, l’aile pour les personnes moins autonomes. Ils marchent souvent ensemble. 

Son premier livre est un récit sur la dépression du conjoint, qu’on devine autobiographique. Il y a cependant une certaine mise à distance puisque les personnages ont des noms différents. Sachant par contre que le narrateur/auteur est aussi personnage, je me demande si elle n’a pas eu un traitement différent des deux personnages mais le résultat final est impeccable. Certainement un livre important pour comprendre la dépression. Le deuxième est un récit autobiographique également, de souvenirs d’enfance. L’écriture de Lilianne est délicate et précise comme l’est celle de Margaret Laurence ou Gabrielle Roy.

Traumas

Un jour qu'il était enfant, mon pote Charlie a vu son père arriver avec un fusil de chasse. Il venait tuer sa mère, récupérer la garde de son fils, peut-être tuer tout le monde ou lui-même.

Des histoires comme ça, j'en ai plein.

Comment on fait pour vivre avec ça? 

jeudi 4 juin 2026

Abuela

On arrive à Québec un soir d'été. Ameth et Robert ont fait le déménagement. Comme d'hab, je les regarde porter en aidant mollement. Je m'occupe des enfants. On arrive le soir et y a un dégât des eaux dans le logement. Y en aura d'autres des dégâts des eaux. Mais quand ça arrive Irénée, la propriétaire, nous fait toujours le mois gratis. Quand on arrive les enfants sont épuisés. Elle nous dit «venez, venez». Je sais plus comment ça s'est passé. Sûrement qu'on a pris un café avec la crème à la noisette. Les enfants tombaient de sommeil alors on les a couchés en haut. Lucas, son petit-fils qui a l’âge d’Arona, dormait déjà. 

Je découvre un intérieur bordélique, avec des vieux meubles, un piano et un espace de jeu pour les enfants avec une cabane en bois. Y a aussi Véro, la fille d'Irénée Elle est handicapée, et Luca est son fils. Voilà. J'apprends vite tout ça. Puis on rencontre Oscar, le grand-père. J'apprendrai plus tard qu’Irénée a divorcé à 70 ans après avoir vécu la violence conjugale. Un jour, elle a dit ça suffit. Il lui en a fait baver pendant le procès, réfutant bien sûr la notion de viol conjugal et ne comprenant pas en quoi un père contrôlant est une mauvaise chose. «On avait pas droit de parler à table». Mais au moins elle est restée dans la maison. Maintenant ils sont amis. Oscar est un monsieur très gentil et un grand-père attentif pour Luca. Il vient souvent chez elle, «mais s'il va trop loin, je lui dit "la porte est ici"». Ça fait qu'elle a tout de suite vu ce qui se passait entre moi et Ameth. 

Bref, on a passé la nuit chez Irénée, et évidemment le matin, elle nous a reçu avec un bon petit déjeuner. La table était mise. Après, on l'a connue de plus près. Elle était notre propriétaire, voisine et amie. Quand on avait des dégâts des eaux ou autres problèmes, elle nous faisait le mois gratuit. Elle gardait les enfants souvent et Luca venait jouer souvent aussi. Elle était contente d'avoir des locataires gentils et cultivés comme nous. On était contents d'avoir une proprio-voisine-amie non matérialiste qui aimait chiller autour d'un bon café. Les années ont passé comme ça simplement. Irénée avait inscrit Luca à des cours de violon, piano et karaté. Nous on zappait un peu d'une activité à l'autre, pas vraiment certains de vouloir en faire des virtuoses. Qu'importe, ils n'ont pas été malheureux et ont développé le goût des arts pareil, sûr que le modèle de Luca les a inspirés pareil. Mais surtout, ils déconnaient bien tous les trois, ils se sont connus de  5 à 8 ans pour Olga, 7 à 10 ans pour Arona, la complicité d'un petit voisin avec qui on rigole, on fait des conneries, on lâche son fou. On aurait pu rester plus longtemps mais c'était déjà pas mal. Et ils ont connu aussi cette «abuela» comme ils appelaient Irénée au bout d'un moment. Je ne sais ce qu'est devenue cette abuela aujourd"hui, je l'appelais pour la bonne année, pas tant sûre de moi, après tout c'était notre proprio. Mais elle était toujours contente de nous voir. Quand on va à Québec, on lui rend parfois visite. On a vu Luca grandir et Véro parfois arrêter de fumer, parfois reprendre.

samedi 23 mai 2026

La foi

Je raconte à Josée-Anne que je pratique la prière depuis deux ans et que ça me fait du bien, et elle qui trippe spiritualité et ressourcement me demande quand j’ai eu la révélation.
Il est des choses intimes comme la spiritualité qu’on ne peut pas vraiment partager.
En vérité ma pratique de la prière est peut-être née de l’absence de foi ou du fait que les pseudos révélations que j’ai pu avoir ne m’étaient d’aucune utilité. Dans la nuit où je me trouvais, dans l’impossibilité de me choisir une religion, christianisme ou islam, alors que mon éducation avait été plus athée, je me suis mise à prier, de façon répétitive et régulière, sans trop savoir où ça me mènerait, en essayant au début d’invoquer le Seigneur, de faire le Notre père ou le Je vous salue Marie que je maîtrise à peine. Et puis, petit à petit j’ai ramené ca à quelque chose de plus simple. Prier pour moi, mes trois enfants, mes proches, me donner la force.

vendredi 22 mai 2026

Raconter

Un ami qui suit régulièrement ce que j'écris m'a dit récemment que je devrais publier un recueil de nouvelles. Oui, peut-être un jour, mais avec un blog qui fait environ 1000 vues par mois sans référencement, je suis déjà contente d'être lue. Par contre, je voudrais utiliser ma plume pour dire les choses importantes, parler des sujets qui me tiennent à coeur, et je veux pour ça trouver les bons mots.

La violence conjugale est l'une d'entre elle. Le sujet est à la mode. On prétend que nous sommes mortes et pourtant beaucoup d'entre nous sommes encore là. On ne parle que de la violence faite aux femmes et pourtant les hommes sont touchés aussi. Il n’y a pas de concurrence. On veut du progrès pour tout le monde. Je me suis abstenue d'écrire sur le sujet car je veux le faire sans pathos, avec subtilité. En ce moment je regarde l'émission de danse Révolution à la télé et voilà, c'est ce que je veux faire avec mes mots, raconter mon histoire à petits pas léger, avec des grands mouvements, et des pirouettes subtiles. 

Mais voilà, la vérité est souvent efficace. La violence psychologique est insidieuse. Invisible, elle commence à être prise en compte par les tribunaux mais comment prouver? Je n'ai jamais gardé aucune preuve. Les textos assassins que je reçois encore parfois, je les efface aussitôt. Quand nous vivions ensemble, c'était "tu fais tout très mal", "tu es une mauvaise mère", "tu es diabolique", "tu mens", "je veux pas que mes enfants aillent dehors", "t'es une mauvaise personne", "je pourrais mal le prendre", "tu vas voir ce que je vais te faire". Ça plus les accès de colère imprévisible, la vaisselle jetée dans l'évier parce que soit disant mal faite, etc. Si tu l'as vécu, tu comprendras, sinon peut-être pas. Peut-être que toi aussi tu diras "chicane de couple". Mais non, la personne qui s'effrite petit à petit sous les mots, c'est autre chose. Et ça peut toucher autant les hommes que les femmes. Aujourd'hui ça continue, moins souvent mais de façon tout aussi imprévisible : "lave-toi la bouche quand tu parles", "tu dois te faire soigner". J'écris pas pour les hater, c'est pourquoi je n'écris pas sur Facebook, j'écris pour celles, ceux qui se reconnaîtront, pour les dire que nous sommes  vivantes, vivants. Et pour les autres, sachez que je n'ai ni besoin de votre pitié, ni de votre compassion, ni de votre jugement. 

On dirait que cet article parle de moi. Je ne suis donc pas la seule à vivre de la violence post conjugale 10 ans après.

https://www.lapresse.ca/dialogue/temoignages/2026-05-07/voici-pourquoi-il-nous-faut-une-loi-gabie-renaud.php

samedi 9 mai 2026

Angine

On est dans une soirée et soudain ça passe Angine de poitrine, tout le monde va danser. Mon oncle Jean dans de façon super psychédélique, je lui dis oui tu t'y connais toi vu qu'il a été jeune dans les années 70. On est heureux.

jeudi 7 mai 2026

L’odeur des vacances

Les aires d’autoroute, c’est l’odeur des vacances. Entre le Saguenay-Lac-Saint-Jean, tu t’arrêtes à l´Etape, la seule aire d’autoroute sur 2h30 de trajet. Tu fais la ville pour aller aux toilettes, tu te sèches les mains avec un séchoir  ultra-puissant El Nino, et puis tu prends un paquet de chips et un grand café trop chaud qui durera jusqu’à Québec.

Tu croises parfois des gens que tu connais, de Québec ou du Saguenay, parfois tu ne sais plus d’où mais tout le monde est bien relaxe.


La plage. Je les aime bondées, quand on est les uns sur les autres. Les cris des enfants et des mouettes, l’odeur de la crème solaire au monoï, la musique trop forte, les éclaboussures de sable ou les ballons mous qui t’arrivent dans la face. Comme on a plus de place au Québec, je vais camper et me baigner à Dam’en terre cette jolie plage où on est assez serrés pour écouter les conversations des gens, quel bonheur pour un écrivain.