Chez Elsa
dimanche 1 février 2026
Rêve 1er février
mercredi 14 janvier 2026
Gratitude
Je retrouve ce texte sur Ameth qui dit tout, notre amour, nos peines, nos incompréhensions.
Aujourd'hui, je suis allée chanter à l'église et la présence des autres me comble le cœur. J'ai essayé d'être plus présente que la dernière fois, plus humble aussi. Cela me donne la nourriture spirituelle qui me manque. Jeannine racontait à Doris qu'elle et son mari vont aux activités des Partag'heures et Doris a dit "moi, mon mari suit pas, chacun fait à sa façon, mais quand les deux veulent la même chose, c'est une grâce." C'est ainsi qu'ils voient la vie, grâce, bénédiction, pardon, pitié, miséricorde, humilité.
lundi 12 janvier 2026
lundi 22 décembre 2025
Les passants
Vous avez été de merveilleux grands-parents d'adoption pendant quelques années.
Tu as été un merveilleux grand-père le temps que ça a duré.
Vous avez été mes meilleures amies le temps des études.
Mes neveux d’adoption, comme j’ai hâte de vous retrouver un jour et vous dire combien je suis fière de vous.
Les amies perdues.
Soyez heureux. Merci.
J’ai lu L’enfant multiple d’Andrée Chedid et je sais que des bonnes personnes arrivent toujours dans nos vies. A mes amis, mes familles d’adoption, merci.
vendredi 19 décembre 2025
L’ostie
Enfant, j’aimais accompagner ma grand-mère à la messe. Même si c’était parfois long, je regardais la vie de Jésus sur les côtés et je me sentais bien. Par contre j’avais toujours peur de me faire démasquer comme non-baptisée au moment où les gens mangeaient l’ostie.
jeudi 30 octobre 2025
Anna Karénine c'est moi
Voilà, j'ai fini Anna Karénine. Je me retrouve seule avec la mort d'Anna sur les bras, et je ne sais si j'ai aimé la connaître ou si je regrette que Tolstoï l'ai laissée tomber, qu'il nous l'ai moins montrée que Lévine, qu'il ait sauvé Lévine et pas elle.
Et puis? Et si on réhabilitait Anna? Et si elle avait fait valoir ses droits, se soit trouvé des allié.e.s, ait fait appel à un avocat, ai publié dans le journal, ait créé une maison d'hébergement pour femmes? Et si les femmes s'étaient montrées plus solidaires entre elles?
Serge pleurait dans ses bras.
- Maman, reste avec moi, maman...!
- Oui, Serge, mon petit Seriocha, je ne te quitterai plus... Allons, mets ton manteau, nous partons.
Grisée par le bonheur de sentir le petit corps de Serge entre ses bras, Anna se sentit cette audace. Ils arrivèrent au château de Vronski au crépuscule. Serge s'était endormi. Elle essuya les traces de sel que les larmes avaient laissé sur ses joues. Il n'avait point mangé mais elle n'osa le réveiller.
- Portez-le dans ma chambre dit-elle au valet qui venait de sortir.
Vronski parut derrière lui.
- Mais, Anna, que signifie...? Tu sais ce que nous risquons? Karénine va nous poursuivre.
- Suffit, Alexis! C'est assez. Cet enfant a besoin de sa mère. Je mets Anna et son fils sous ma protection.
Une ombre avait paru sur le pas de la porte. Anna reconnut, sans l'avoir jamais rencontrée avant, Mme Vronski. La mère d'Alexis avait le même front haut, le même nez aquilin et la même prestance que lui.
Anna se serait jetée dans ses bras, mais les conventions le lui interdisaient. Cette femme contre laquelle Alexis l'avait mise en garde lui tendait la main.
Tard dans la nuit, on frappa à la porte. C'était Dolly. ayant su que Serge était ici, elle était accourue.
Anna la serra contre elle.
- Daria, ma bonne amie, mais, tes enfants?
- N'aie crainte, la gouvernante veille sur eux, et Stepan est à la maison.
Anna fit préparer une tisane et elle causèrent librement.
- Quelle injustice, Anna! Stepan me trompe à tour de bras et personne ne le juge pour ça, tandis que toi qui a quitté ton mari pour un homme que tu aimais, tout le monde te calomnie et voudrait te voir séparée de son fils. Il faut que cela cesse! J'ai une amie journaliste, allons la voir demain.
Maria Pavlona était la femme du directeur du plus gros organe de presse de Moscou. Celui-ci lui prêtait son nom pour qu'elle puisse écrire. Lui avait l'argent, elle le talent.
Le lundi, la lettre d'Anna parut.
"Parce que j'ai voulu vivre en femme libre, on me calomnie, on m'évite. Les hommes eux, peuvent tromper leur femme comme bon leur semble et personne ne les attaque. Il faut que cela cesse. Certes, j'ai commis l'adultère et j'ai quitté mon mari. Je n'en suis pas fière et je regrette la peine que j'ai pu lui faire. Néanmoins, je me suis efforcée d'être sincère. Si je n'ai pas demandé le divorce, c'est parce qu'on m'a menacée de me séparer de mon fils. Je vis à l'heure actuelle dans l'attente d'une solution. Cela fait un an que je suis séparée de mon fils. Quelle mère supporterait cela? Ai-je été une bonne mère? Ce n'est pas à moi de le dire. Mais j'ai fait de mon mieux et la séparation qu'on m'impose est une condamnation bien cruelle. s'il faut me juger, jugez-moi, chères lectrices, chers lecteurs. Il faut que dans ce pays, les femmes s'unissent pour améliorer leur sort et faire régner leurs droits.
Notez que mon malheur est bien peu de choses, en comparaison à la conditions des paysans et paysannes qui travaillent pour nous. Bien qu'ils aient une terre, ils doivent travailler sans relâche, gagnent à peine de quoi se nourrir, ne peuvent s'absenter même pour enterrer leur père et marchent pieds nus. Il est temps que cela change! Je ne prétend pas changer le monde mais si je réclame une amélioration de mon sort, j'en réclame une aussi pour les paysans et paysannes. À partir d'aujourd'hui, nous leur donnerons un salaire décent qui leur permettra de se nourrir, de se chauffer et de se vêtir convenablement, un horaire de travail raisonnable et des congés. c'est bien peu de choses, mais je crois au progrès pour tous.
Le lendemain parut cette lettre d'Olblonski :
- Ma soeur, je suis si fier de toi! On te calomnie et on te piétine mais tu te tiens la tête haute. Voici bien notre Anna Arkadiévitch! Oh, ma soeur, sèche tes larmes, je suis près de toi. Je le confesse aujourd'hui, ce n'est d'ailleurs un secret personne, j'ai trompé ma femme plusieurs fois. Tout le monde le sait et personne ne me jette la pierre. Parce que je suis un homme. Oh Daria, ma tendre épouse, sachez bien que je ne fais pas cette confession pour faire de nous la risée de Moscou mais pour mettre en avant cette injustice. On s'acharne contre Anna et on me laisse faire. Mais le monde est en train de changer. Le mouvement est en marche.
Anna et Vronski allèrent s'installer chez Stepan et Dolly, avec leurs enfants, ignorant ce qu'on disait d'eux, car bien sûr le monde ne changeait pas vite et les mécontents continuaient à critiquer.
Bientôt ils s'en furent tous vivre sur le domaine de Lévine et inventèrent une nouvelle société. Alexis Karénine lui même leur rendit visite et ils trouvèrent un arrangement commun pour leur fils.
mardi 23 septembre 2025
Mini balade en forêt
Balade en forêt sur l’heure du midi, dans le petit bois en arrière de mon boulot. Les couleurs d’automne poppent. La pluie fait ressortir les odeurs.
lundi 8 septembre 2025
Fin d’été
L’automne c’est la saison des couleurs, mais la fin de l’été l’est aussi. Je suis dans un de ces champs qu’on trouve en bordure de la ville, par un huit septembre, et les bleus, les mauves, les roses poppent à travers les champs.
J’arrive au pavillon des loisirs de Delisle et ça ressemble à une maison de quartier, les activités culturelles en moins. Pas mal de jeunes regroupés là.
Je marche pour retourner chez nous, et tu vois, autant le vélo, c’est sympa, ça permet de voir plus de choses qu’en voiture, autant la marche, ça permet de voir encore plus de choses.
Si je devais rentrer en France, comme je le souhaite, il faudrait que je prenne tout ça en photo, pas une photo photo car je n’ai aucun talent pour ça, mais une photo de texte comme je le fais ici. À gauche quand on passe sur le pont d’île maligne, il y a la rivière, la grande décharge, un nom non parce que c’est un dépotoir, mais parce que l’eau se décharge ici, le barrage, le barrage hydroélectrique, le l’axe se décharge ici. C’est une rivière donc mais une rivière comme au Québec, c’est-à-dire un fleuve bordé de conifère. On est donc à Alma, mais c’est déjà la grande nature à droite, le barrage hydroélectrique et la centrale, il maligne qui fonctionne avec la chute d’eau, une grande chute d’eau, comme tu peux en avoir au Québec ou ce déverse le lac. Ai-je bien compris la patente? Si tu veux en savoir plus, va visiter l’odyssée des bâtisseurs, le musée de l’hydroélectricité et de Rio Tinto.
lundi 1 septembre 2025
Lire Anna Karénine
Lire Anna Karénine - en livre audio parce que j’avais pas envie de lire un bouquin- et se laisser emporter tout à fait. Sur la plage de Dam’en terre pas possible d’aller me baigner parce qu’Anna a besoin de moi. Emportée par cette passion cette maudite passion, qui me consuma tout à fait à plusieurs reprises, la voir elle cette femme si simple et si droite tomber dans le panneau et sentir qu’elle a besoin de moi pour poursuivre ma lecture et la comprendre.
mercredi 27 août 2025
À la garderie
Les dames de la garderie mettent les enfants en file pour les faire rentrer. « Les renards d’abord, toi t’es un loup ma chouette ».
lundi 25 août 2025
La banane
Je dois avoir 8-9 ans, j'imite Coluche devant ma mère. Un sketch que j'ai vu la veille, la banane. Je suis drôle. Dehors, un mec passe et crie"la banane, alllumeuse!". J'ai seulement 8 ou 9 ans.
Je suis sur la plage en train de gonfler mon paddle. Le voisin, qui est là aussi, crie en rigolant : "pompe, allez, pompe".
C'est ça être une femme.
jeudi 21 août 2025
Plaines vertes, 21-08-2025
Une petite Philippine et une petite Québécoise jouent ensemble sans se rendre compte Qu’elle parle une langue différente. Deux ados jouaient au ballon avec deux enfants. D’autres enfants apprennent à faire du vélo.
Personne ne regarde son téléphone.
L’espace Desjardins
Je squatte à l’espace Desjardins, car c’est tellement agréable, plusieurs couples qui viennent là, avec le sourire, probablement magasiner des prêts immobiliers.
lundi 18 août 2025
Merci
2000 vues ce mois-ci, pour un blog sans référencement, merci, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire ☺️
Déjà 13 ans que je blogue!
Nature
J’aime la forêt qui est pour moi, enveloppante, réconfortante, maternante, mais j’aime tout autant les chemins de campagne, bordés de fleurs, des champs, d’herbes, d’arbustes, de plantes diverses, de friches. Et je m’émerveille toujours de trouver de telles friches en ville, d’immenses terrains laissé à l’abandon, à l’abri des développements immobiliers.
Je suis un chemin semblable à Alma, bordé d’asclépiades et de verges d’or, de rutbeckia et d’aulnes. Je m’arrête pour regarder une sauterelle.
Je croise un marcheur arborant un chandail de la congrégation de st Francois et lui demande où trouver les talles de bleuets.
Je trouve enfin les crans recherchés, qui mèneront, je l’espère, précieuses talles de bleuets. Hélas, les talles sont vides, déchaussées par des cueilleurs, épuisées ou n’est-ce déjà plus la saison?
Je m’asseoir à terre et pic-nique de pain et fromage et d’un bout de saucisson.
On entend le chant des cigales. Des criquets? Des mini violoneux quoi? Comme c’est aussi l’endroit où on met les rebuts d’asphalte et de béton, il y a comme un paysage post apocalyptique. Montagne d’asphalte et de béton avec des conifères en arrière plan.
Mes traces de pas sont les artefacts de la civilisation humaine.
