samedi 6 janvier 2018

Portraits : Clermont C.

Un de mes grands plaisirs : essayer de croquer les gens en mots. Dans le bus ou le train, c'est idéal. Les trois portraits suivants étaient des usagers fidèles de ma bibliothèque, j'ai donc eu un peu plus de temps pour les croquer.

Clermont C. :
Il vient rendre ses livres à la bibliothèque. Il discute avec Murielle, que je remplace. Clermont a un visage tout rond et sans âge, presque androgyne, constellé de tâches de rousseur, et une coupe au bol. Il explique à Murielle qu’il n’a pas dormi de la nuit, qu’il lit beaucoup pendant ce temps-là, mais que quand on n’a pas dormi de la nuit, il lui semble qu’au matin on a l’esprit clair, qu’on pourrait écrire une lettre d’un seul trait avec une grande facilité.

Marcel Lapin

Marcel Lapin, c'était, quand j'étais enfant, l'homme idéal pour ma mère. Elle l'avait surnommé ainsi. En 2009, enthousiasmée par l'arrivée dans ma région de l'Autre radio, radio associative basée à Château-Gontier, en Mayenne ( France), je décide de me lancer dans la co-animation d'une émission ciné-littérature et de leur proposer un feuilleton-radio, que je n'avais pas encore écrit

Marcher dans la ville



Je marche dans la ville à la recherche d’un emploi. J’arpente la ville et je me sens vivante. Je voudrais passer ma vie à marcher. Trouver un boulot où il faut marcher. Je marche et je sens le vent sur mon corps. L’air qui me donne la pleine conscience d’exister. En fait, je sens l’air sur mes bras car l’air frôle les poils de mes bras. Et je

Mes textes

Alors voilà, j'en ai un peu marre de publier des critiques de livre et j'ai décidé de vous partager mes propres textes, mes créations. Elles valent ce qu'elles valent, comme vous les savez peut-être j'ai beaucoup d'idées mais plus de difficultés à mener mes projets à bien, à les terminer.
Pour autant, la création est ce qui me fait vivre, non pas financièrement mais spirituellement, alors vous trouverez sans doute dans ces "work in progress" un peu de moi. C'est très personnel, c'est très imparfait, faire les choses imparfaitement est quelque chose que je revendique, par paresse d'une part, mais aussi pour que tout le monde se sente le droit, l'envie de créer.
Je renomme donc ce blog "chez Elsa" mais, des fois que le monde aurait commencé à me suivre, je garde la même adresse.


Comme toujours je suis preneuse de commentaires constructifs : ni dénigrants, ni trop enthousiastes.

vendredi 22 décembre 2017

Chanson douce de Leila Slimani

Je viens de lire ce livre pour mon club de lecture et je ne vous en dirai pas trop dessus pour ne pas livrer le "punch" comme on dit au Québec, vu que les lecteurs de mon groupe ne l'ont pas encore lu. C'est un livre qui met mal à l'aise et je trouve ça intéressant.

Je voulais vous parler aussi de l'initiative de la bibliothèque d'Alma qui a repris l'idée de la bibliothèque de Québec de faire des trousses de lecture contenant un roman en plusieurs exemplaires, comme ça, pas besoin d'acheter le livre pour faire le club de lecture. J'ai donc décidé de réunir quelques lecteurs que je connais, comme j'avais fait à Québec, pour se retrouver, toutes les 6 semaines et échanger autour du même livre. Ça crée toujours des discussions intéressantes : j'ai hâte!

dimanche 10 décembre 2017

Sara Dufour

Voir aussi cet article dans la rubrique Artistes québécois que j'aime, une des rubriques les plus populaires de ce blog.
Hier, au spectacle de clôture du 150e, j'ai eu la chance de voir mon fiston, mais je le sais que mes enfants sont des artistes en devenir, rien de nouveau. Et au spectacle il y avait aussi... Sara Dufour! Alors, là, ceux qui ont trouvé sa prestation ordinaire ne connaissent rien à l'essence de la country. La première fois que j'ai entendu cette chanteuse j'ai compris qu'elle avait saisi l'essence de la country. Elle a dit d'ailleurs "country blue grass roots", ben oui, j'pense qu'ici comme en France, faut ajouter d'autres qualificatifs pour pas subir les préjugés défavorables à la country. Pourtant, avec Ameth, la passion de la country nous a pris en écoutant les dimanches country à la radio de Mont-Laurier. De la bonne country francophone que tu comprends les paroles et aussi l'essence de la country : parler de petites choses du quotidien avec tendresse et autodérision.
La première fois que j'ai entendu Sara Dufour, c'était à la radio, j'étais en auto, le matin, et cette chanson, Johnny, a fait ma journée.
En plus, sur scène, cette fille a une jasette pas croyable. Assurément une artiste de scène, en plus d'être une fille du bois, une fille de chars, une fille authentique en tous cas.

vendredi 24 novembre 2017

Nirliit, Juliana Léveillé-Trudel

J'avais envie de découvrir les éditions La Peuplade depuis un moment. Ils sont du coin, c'est intéressant d'avoir un éditeur de cette qualité près de chez soi. J'ai pris plusieurs livres à la bibliothèque, pas embarqué dans tous, mais un m'a tout de suite accrochée : Nirliit.

dimanche 22 octobre 2017

La Domination adulte, d'Yves Bonnardel

Je ne m’étais pas pris une telle claque depuis ma découverte du féminisme et ma lecture du Deuxième sexe. Ce n’est pas un hasard si  je suis tombée sur ce bouquin car ma prise de conscience féministe et sur les violences à l’égard des femmes dues au patriarcat et à la violence structurelle m’a fait prendre conscience de la violence à l’égard des enfants. Et à son origine structurelle, c’est-à-dire due à un état de la société.
Quiconque a été parent ou enfant (tout le monde en fait) a expérimenté la violence dont cette « classe » peut être victime. Car Bonnardel parle des mineurs comme d’une classe dominée arbitrairement.

dimanche 24 septembre 2017

Les Nombrils, tome 1, Delaf et Dubuc (par Aurélie Bégin)

Les nombrils et l histoire de deux fille  Jenny et Vicky . Vicky est la fille pense bonne elle est riche et a une grande soeur . jenny est une fille un petit peu bizard  pauvre .

samedi 23 septembre 2017

Lou, Julien Neel (par Olga-Selly)

Cette une BD qui ma beaucoup plus,sa parle d`une jeune ado de 12 ans qui vie seul avec sa mère parce que sons père est parti à la

dimanche 20 août 2017

Et au pire on se mariera, de Sophie Bienvenu

Le titre, qui évoque un roman de la chick-lit (littérature pour filles), me rebutait. Pourtant, on est bien loin de la chick-lit dans ce roman. L’héroïne, petite sœur du héros de La bête à sa mère, et peut-être

King Kong theorie de Virginie Despentes

Je viens de lire King Kong theorie, de Virginie Despentes que je n'avais jamais lu mais que je connais cependant pour son côté provocateur. J'étais ado quand elle a sorti Baise-moi et que

samedi 29 juillet 2017

Beauvoir, Groult, Fanon, Césaire

J'ai déjà écris sur Beauvoir et Groult, pour ensuite dé-publier mes articles, par peur de tomber dans des lieux communs. Mes articles sont médiocres mais originaux, je préfère dire des conneries que des banalités, m'exposer plutôt que de ne rien donner...
J'ai lu Beauvoir et Groult cette année, puisque j'ai redécouvert le féminisme. La lecture, d'abord, d'Ainsi soit-elle puis du Deuxième sexe, ont été pour moi, comme pour beaucoup de femmes, de véritables révélations, qui m'ont permis de me comprendre en tant que femme. Parce que la vie te rattrape et oui, à un moment, t'es bien obligée

Dans ces bras là de Camille Laurens et J'étais derrière toi de Nicolas Fargue

Je la reconnais très vite, je pense que c'est elle que j'avais entendu dans Plus on est de fous, plus on lit, qui revendiquait le droit au désir pour les femmes ménopausées, le droit de se taper des petits jeunes si on a envie comme des hommes peuvent se taper des femmes plus jeunes qu'eux. Comme je trouvais qu'elle parlais bien, mon ex avait dit "c'est ridicule".
Non, seulement elle parle bien, mais elle écrit magnifiquement. Ce qu'elle revendique est très important, l'entrevue ci-dessus le résume bien. J'ai lu le roman Dans ces bras-là, trouvé dans une bibliothèque communautaire, le hasard fait bien les choses, merci à celle-celui qui l'a laissé... Dans ce roman, la narratrice est encore à un âge où elle

mercredi 19 juillet 2017

Petit pays de Gaël Faye et Un dimanche à la piscine à Kigali de Gil Courtemanche

J'ai commencé par Un dimanche à la piscine à Kigali de Gil Courtemanche, trouvé par hasard au café l'Accès, dans une bibliothèque genre "livre laissés, livres à laisser" et que j'avais envie de lire depuis longtemps. Gil Courtemanche a travaillé au Rwanda pendant le génocide et a écrit ce roman pour témoigner. Ça faisait longtemps que j'avais lu des livres là-dessus et c'est toujours incompréhensible. Le roman de Courtemanche est assez provocateur, le personnage principal assez