J'ai découvert cette bédéiste et compositrice il y a quelques années dans la bd collectif "Partie de pêche", bd où plusieurs auteurs québécois parlent de pêche. J'avais bien aimé Zviane qui nous parlait de pêche sur la glace.
J'ai lu "Le point B" l'an dernier et j'ai aimé un bd qui parle de musique. Moi aussi la musique est une de mes passions et ayant un cousin compositeur de musique contemporaine, j'ai aimé comment elle en parlait. Quand elle explique comment un accord majeur en musique contemporaine est la pire horreur!
Ce week-end, j'ai lu "La plus jolie fin du monde", bd-journal et j'ai toujours beaucoup aimé entrer dans son univers. Et depuis le temps que je me demandais, ça ressemble à quoi la musique de Zviane, j'ai pu l'écouter sur son blog : http://www.zviane.com/
lundi 14 septembre 2015
vendredi 31 juillet 2015
La Reine Margot, Michèle Laframboise
Comme toujours, le hasard fait bien les choses. J'ai découvert ce livre et cette auteur à la bibliothèque d'Alma que je viens également de découvrir.
Michèle Laframboise a la chance d'être auteur et illustratrice. Alors sur la page couverture, elledessine vraiment ce qu'il y a dans le livre, les personnages comme elle les voit.
Bon, j'ai écris à l'auteur pour lui dire que j'avais aimé son livre et depuis, elle m'a répondu et m'a dit que c'est Laurine Spehner qui a réalisé l’illustration de la couverture, à partir d'un croquis de l'auteur.
C'est une auteur jeunesse et La Reine Margot est un roman ado mais très bon pour les adultes aussi. C'est un polar avec un suspens haletant. Sa particularité est que l'enquêteuse est ici une jeune fille atteinte d'un cancer, qui vit depuis 1 an et demi dans un centre de soins de Trois-Rivières et qui sait qu'elle ne sortira de là que "les pieds devant". Oui, Margot, surnommée ainsi par une amie écrivain qui lui rappelle le courage de la vraie Reine Margot, porte un regard non dénué d'humour sur sa maladie. Pas non plus improbable. Elle dit la peur, le désespoir parfois, mais aussi la ténacité, l'envie de vivre. Elle se promène dans les couloirs avec son "crouyou crouyou", son poteau de sérum qui rend ses déplacements compliqués, elle fait tout plus lentement que les autres mais elle le fait.
Un "ange de la mort" sévit à l'hôpital : il élimine prématurément des malades en fin de vie mais sans leur consentement. Margot sait qu'elle fait partie des cibles et cela rend son enquête plus urgente encore. J'avais lu il y a quelques années Du mercure sous la langue de Sylvain Trudel, roman sur le cancer plutôt déprimant. Ici, pas de déprime, seulement de la ténacité et la rage de vivre. Et aussi un suspens haletant.
Michèle Laframboise a la chance d'être auteur et illustratrice. Alors sur la page couverture, elle
Bon, j'ai écris à l'auteur pour lui dire que j'avais aimé son livre et depuis, elle m'a répondu et m'a dit que c'est Laurine Spehner qui a réalisé l’illustration de la couverture, à partir d'un croquis de l'auteur.
C'est une auteur jeunesse et La Reine Margot est un roman ado mais très bon pour les adultes aussi. C'est un polar avec un suspens haletant. Sa particularité est que l'enquêteuse est ici une jeune fille atteinte d'un cancer, qui vit depuis 1 an et demi dans un centre de soins de Trois-Rivières et qui sait qu'elle ne sortira de là que "les pieds devant". Oui, Margot, surnommée ainsi par une amie écrivain qui lui rappelle le courage de la vraie Reine Margot, porte un regard non dénué d'humour sur sa maladie. Pas non plus improbable. Elle dit la peur, le désespoir parfois, mais aussi la ténacité, l'envie de vivre. Elle se promène dans les couloirs avec son "crouyou crouyou", son poteau de sérum qui rend ses déplacements compliqués, elle fait tout plus lentement que les autres mais elle le fait.Un "ange de la mort" sévit à l'hôpital : il élimine prématurément des malades en fin de vie mais sans leur consentement. Margot sait qu'elle fait partie des cibles et cela rend son enquête plus urgente encore. J'avais lu il y a quelques années Du mercure sous la langue de Sylvain Trudel, roman sur le cancer plutôt déprimant. Ici, pas de déprime, seulement de la ténacité et la rage de vivre. Et aussi un suspens haletant.
samedi 20 juin 2015
El Deafo, Cece Bell
Je suis allée à la bibliothèque jeunesse aujourd'hui, j'ai discuté avec la bibliothécaire qui m'a conseillé un album, il était pas mal mais c'est finalement un autre livre qui a retenu mon attention. Il était mis en évidence sur les rayonnages, je ne lis pas très bien l'anglais mais ma fois c'est une bd pour enfants avec des images et du texte.
El Deafo est autant pour adultes que pour enfants. C'est une autofiction dont le personnage est Cece, une petite fille qui se retrouve sourde à l'âge de 4 ans et comment elle apprend à vivre avec ça, à vivre avec les autres malgré sa différence, les contraintes liées à son appareil auditif, comment elle se sent au quotidien. Ça me rappelait un monsieur aveugle que j'ai rencontré à l'Accorderie et qui dit "être aveugle, c'est comme porter un sac de 50 kilos tous les jours"!
Je ne sais pas si cette bd est traduite en français mais elle devrait l'être!
El Deafo est autant pour adultes que pour enfants. C'est une autofiction dont le personnage est Cece, une petite fille qui se retrouve sourde à l'âge de 4 ans et comment elle apprend à vivre avec ça, à vivre avec les autres malgré sa différence, les contraintes liées à son appareil auditif, comment elle se sent au quotidien. Ça me rappelait un monsieur aveugle que j'ai rencontré à l'Accorderie et qui dit "être aveugle, c'est comme porter un sac de 50 kilos tous les jours"!
Je ne sais pas si cette bd est traduite en français mais elle devrait l'être!
mercredi 13 mai 2015
De la dictée à l'école
J'ai appris cette année dans ma formation pédagogique que la dictée n'a pas trop la cote en didactique du français. Au primaire, elle encore très utilisée comme je le vois avec mes enfants, moins au secondaire. C'est bien sûr un exercice trop classique pour les pédagogues modernes.
Loin de moi la nostalgie de l'école à l'ancienne, mais ce que j'aimais dans les dictées, que j'ai eu, je pense, juste au primaire moi aussi, c'était le fait de découvrir de beaux textes littéraires.
Qu'importe si le texte n'est pas parfaitement adapté au niveau de vos élèves, s'il y a quelques mots difficiles, écrivez-les au tableau avant, mais essayez les textes littéraires (je m'adresse au enseignants bien sûr)! Une fois, un enfant est venu me voir à la bibliothèque : son prof lui avait fait une dictée et il voulait que je trouve le livre dont était extrait le texte!
Pour ma part, un auteur me fascinait : André Dhôtel. Je ne l'ai jamais lu mais il faudra que je le fasse. Ses titres me plaisaient : Le pays où l'on n'arrive jamais, L'enfant qui disait n'importe quoi...
Certes, les manuels scolaires sont sans doute une bonne façon de découvrir une diversité de textes littéraires, mais la dictée me semble, comme la lecture à voix haute, l'occasion de faire découvrir des textes qui nous plaisent.
Loin de moi la nostalgie de l'école à l'ancienne, mais ce que j'aimais dans les dictées, que j'ai eu, je pense, juste au primaire moi aussi, c'était le fait de découvrir de beaux textes littéraires.
Qu'importe si le texte n'est pas parfaitement adapté au niveau de vos élèves, s'il y a quelques mots difficiles, écrivez-les au tableau avant, mais essayez les textes littéraires (je m'adresse au enseignants bien sûr)! Une fois, un enfant est venu me voir à la bibliothèque : son prof lui avait fait une dictée et il voulait que je trouve le livre dont était extrait le texte!
Pour ma part, un auteur me fascinait : André Dhôtel. Je ne l'ai jamais lu mais il faudra que je le fasse. Ses titres me plaisaient : Le pays où l'on n'arrive jamais, L'enfant qui disait n'importe quoi...
Certes, les manuels scolaires sont sans doute une bonne façon de découvrir une diversité de textes littéraires, mais la dictée me semble, comme la lecture à voix haute, l'occasion de faire découvrir des textes qui nous plaisent.
vendredi 8 mai 2015
Entre fleuve et rivìère, correspondance entre Gabrielle Roy et Margaret Laurence
Oh! Je viens de trouver la correspondance de Gabrielle Roy et Margaret Laurence, aux éditions des Plaines (du Manitoba)! Merveille! J'interromps quelques instants ma lecture pour vous en faire part et demander : trouverai-je un jour ma Margaret Laurence?
Bien sûr ces lettres sont tout en délicatesse, avec un peu d'humour aussi, beaucoup de détermination et quelque chose d'aérien.
Et puisque je voulais vous inviter à lever le nez de vos bouquins, comme moi en ce moment pour lire (non, lire n'est pas le mot adéquat, il n'y a rien à déchiffrer, juste à contempler) la nature et observer les oiseaux, voici un extrait qui fait écho à mes réflexions : "Je n'oublierai pas de sitôt votre descriptions des hirondelles - peut-être parce que je les ai moi-même observées sans fin, mais je constate que vos observations sont plus exactes que les miennes. Ce qui me rend un peu envieuse."
Alors, qui voudra comparer ses observations d'oiseaux avec moi?
Bien sûr ces lettres sont tout en délicatesse, avec un peu d'humour aussi, beaucoup de détermination et quelque chose d'aérien.
Et puisque je voulais vous inviter à lever le nez de vos bouquins, comme moi en ce moment pour lire (non, lire n'est pas le mot adéquat, il n'y a rien à déchiffrer, juste à contempler) la nature et observer les oiseaux, voici un extrait qui fait écho à mes réflexions : "Je n'oublierai pas de sitôt votre descriptions des hirondelles - peut-être parce que je les ai moi-même observées sans fin, mais je constate que vos observations sont plus exactes que les miennes. Ce qui me rend un peu envieuse."
Alors, qui voudra comparer ses observations d'oiseaux avec moi?
dimanche 3 mai 2015
La Petite Poule d'eau, de Gabrielle Roy
Me voilà plongée au cœur de Manitoba, dans un endroit incertain non répertorié sur les cartes : La Petite Poule d'eau. Se retrouver en terre inconnu, la découvrir au travers des mots de Gabrielle Roy est déjà tout un plaisir : "Les Tousignant avaient un canot pour traverser la rivière. S'il se trouvait sur la rive éloignée, un des voyageurs devait aller le chercher à la nage. On s'en allait ensuite au fil de l'eau, tout enveloppé d'un silence comme il s'en trouve peu souvent sur terre, ou plutôt de froissements de joncs, de battements d'ailes, de mille petits bruits cachés, secrets, timides, y produisant quelque effet aussi reposant et doux qu'en procure e silence. De grosses poules des prairies, presque trop lourdes pour voler, s'élevaient quelque peu des bords embroussaillés de la rivière pour aller s'abattre aussitôt un peu plus loin, déjà lasse de leur paresseux effort."
Juste ces mots sont déjà tout un trésor pour moi, mais en plus les portraits des personnages de La Petite Poule d'eau sont touchants, délicats, tout en retenu, de l'humour et de l'émotion. Enfin, je terminerai en répétant ce nom que je lis et j'entends chaque fois que je vais à ma bibliothèque, qui a lui seul est déjà tout un poème et un horizon d'attente : Gabrielle Roy.
Juste ces mots sont déjà tout un trésor pour moi, mais en plus les portraits des personnages de La Petite Poule d'eau sont touchants, délicats, tout en retenu, de l'humour et de l'émotion. Enfin, je terminerai en répétant ce nom que je lis et j'entends chaque fois que je vais à ma bibliothèque, qui a lui seul est déjà tout un poème et un horizon d'attente : Gabrielle Roy.
mardi 31 mars 2015
Novecento n'est pas mort
Revigorée par mon année de didactique avec Marion Sauvaire et ses débats interpretatifs, je l'affirme : Novecento n'est pas mort!
À la session d'hiver surtout, notre enseignante nous a parlé de l'incomplétude du texte que le lecteur viendrait compléter (Eco), ce qui laisse du coup de formidables possibilités pour le lecteur et pour les élèves, dans notre cas.
Je viens de relire Novecento et de voir son adaptation, magnifique, par le théâtre de la Trotteuse.
Cependant, contrairement à la compagnie et à toutes les critiques trouvées sur Google, je dis que le pianiste n'est pas mort. Je pense qu'il est descendu du bateau et l'adaptation de Geneviève Dionne m'en a convaincue davantage. Cette histoire d'amitié est tellement belle que je crois qu'elle a donné à Novecento la force de descendre. Oui, il est magané, oui, il est "descendu de sa vie", oui, il est au bord du suicide qui serait plus glorieux pour lui, mais je crois qu'il descend, diminué, peureux, sans savoir comment affronter la vie mais il en a été capable. Oui, il s'est imaginé au paradis, etc. mais non, il n'est pas mort.
Je sais pas... c'est comme ça que je le sens, que j'ai envie de lire ce texte, on ne sait pas qui prononce la dernière phrase, mais je crois que c'est son ami. Vraiment.
À la session d'hiver surtout, notre enseignante nous a parlé de l'incomplétude du texte que le lecteur viendrait compléter (Eco), ce qui laisse du coup de formidables possibilités pour le lecteur et pour les élèves, dans notre cas.
Je viens de relire Novecento et de voir son adaptation, magnifique, par le théâtre de la Trotteuse.
Cependant, contrairement à la compagnie et à toutes les critiques trouvées sur Google, je dis que le pianiste n'est pas mort. Je pense qu'il est descendu du bateau et l'adaptation de Geneviève Dionne m'en a convaincue davantage. Cette histoire d'amitié est tellement belle que je crois qu'elle a donné à Novecento la force de descendre. Oui, il est magané, oui, il est "descendu de sa vie", oui, il est au bord du suicide qui serait plus glorieux pour lui, mais je crois qu'il descend, diminué, peureux, sans savoir comment affronter la vie mais il en a été capable. Oui, il s'est imaginé au paradis, etc. mais non, il n'est pas mort.
Je sais pas... c'est comme ça que je le sens, que j'ai envie de lire ce texte, on ne sait pas qui prononce la dernière phrase, mais je crois que c'est son ami. Vraiment.
samedi 7 mars 2015
La Trilogie de Manawaka de Margaret Laurence
Je tombe sur ce livre par hasard en 2012. Le titre m’évoque une trilogie SF. Il n’en est rien : je découvre le récit d’une vieille dame. Le hasard fait bien les choses : je viens de tomber sur l’un des livres qui m’ont le plus marquée, avec Le Coeur est un chasseur solitaire de Carson Mccullers, dont il se rapproche par son humanisme. Les livres suivants - une vieille fille et une mère de famille en crise - sont aussi d’une grande justesse. Leur message : accepter ce que l’on est pour savoir aller vers les autres.
Margaret Laurence a été traduite tardivement en français chez Alto et dans la préface, la traductrice, Marie-Hélène Poitras dit tout le plaisir qu'elle a eu à découvrir et à traduire cette auteure.
Margaret Laurence a été traduite tardivement en français chez Alto et dans la préface, la traductrice, Marie-Hélène Poitras dit tout le plaisir qu'elle a eu à découvrir et à traduire cette auteure.
dimanche 15 février 2015
Jean-Simon DesRochers
Je ne sais si je devrais vous parler de cet auteur, tant il m'insupporte, mais enfin je vois dans cette détestation quelque chose d'intéressant...
J'ai découvert cet auteur dans la sélection du Prix littéraire des collégiens 2012 avec Le Sablier des solitudes, que j'ai terminé et qui avais été assez apprécié par les cégépiens.
J'ai essayé la Canicule des pauvres, son précédent roman, et là je n'ai pas été capable d'aller jusqu'au bout.
Dans les deux, on voit des personnages désabusés et solitaires, obsédés par le sexe et l'argent. Desrochers exploite ces thèmes comme une obsession et c'est intéressant. Ce que j'aime moins, c'est que ses personnages me semblent toujours très clichés et pourtant, ressemblent-ils à d'autres personnages? Ou est-ce que le côté cliché n'est pas volontaire? Je ne sais pas, mais ses personnages m'agacent rapidement.
Par contre, la scène du carambolage dans Le Sablier des solitudes, m'a profondément marquée et j'y repense souvent quand j'entends parler d'un accident.
Dans La Canicule des pauvres, on trouve aussi des destins croisés : cette vieille qui n'en finit pas de mourir en crachant ses poumons mais se laisse tenter par une dernière clope, cette gang de punks qui passent leur temps à s'emboiter les uns les autres, des portraits intéressants, mais souvent dégueus... j'ai pas été capable mais je crois que ce genre d'écrivain qui suscite à ce point le dégoût a quelque chose d'intéressant.
Qu'en pensez-vous?
vendredi 16 janvier 2015
Ariol d'Emmanuel Guibert et Marc Boutavant
Je suis en train d'en lire en ce moment avec mes enfants et je ne me lasse pas.
Ariol est le digne successeur ou plutôt complément de Tom-tom et Nana qui Dieu merci, existent toujours!
Bon, si vous avez lu et aimé Tom-Tom et Nana, petite bd qui parait à la fin des J'aime lire, peut-être vous laisserez-vous tenter par Ariol. Comme dans Tom-Tom et Nana, il y a dans cette bd une certaine impertinence et une grande intelligence qui font que les adultes y prennent du plaisir aussi. En tous cas, moi j'aime ça.
Bon, par rapport Tom-Tom et Nana on a changé de classe sociale, les parents sont plutôt bobos, Ariol est pas mal gâté mais c'est toujours drôle.
À découvrir impérativement si ce n'est déjà fait.
Bon, Guibert est un scénariste prolifique, qui a fait entre autre Le Photographe et d'autre bd adultes que je n'ai pas lu mais là il est vraiment gâté par Marc Boutavant qui déborde aussi d'inventivité dans les dessins.
Un régal!
lundi 27 octobre 2014
La lecture littéraire
Ça y est j'ai fais le pas : j'ai repris des études en DESS en enseignement au collégial.
Au menu : en cours d'"Apprentissage et cognition" on apprend que la réalité n'existe pas dans une perspective constructiviste qui a affecté la pédagogie actuelle. Dans le cours "Didactique du français", on parle de "lecture littéraire". Si on a toujours étudié des textes littéraires en classe, notre enseignante, Marion Sauvaire, nous invite à le faire différemment de ce qu'on a connu. Les profs de français ne m'ont jamais vraiment dégoûté des textes mais Marion Sauvaire voit plusieurs limites dans l'approche qui prévaut encore. Bien souvent les enseignants laissaient les élèves chercher des idées, des interprétations et finissaient par expliquer quelle était LA bonne interprétation. D'autre part, l'idée qu'il pouvait y avoir une interprétation objective du texte allait à l'encontre de toute lecture subjective, affective du texte. Pour Marion Sauvaire, l'investissement affectif voire émotionnel d'un texte est la condition sine qua non d'une réception du texte. Sans ça, nous passons à côté. Cette nouvelle approche s'appuie sur la théorie de la réception (Wolfgang Iser, Hans Robert Jauss). Umberto Eco explique que tout texte est incomplet : c'est le lecteur qui vient le compléter et chaque nouvelle lecture est une nouvelle interprétation. Intéressant. Moi qui était en manque d'études après 10 ans de vie professionnelle, les cours du DESS viennent m'apporter du grain à moudre...
Au menu : en cours d'"Apprentissage et cognition" on apprend que la réalité n'existe pas dans une perspective constructiviste qui a affecté la pédagogie actuelle. Dans le cours "Didactique du français", on parle de "lecture littéraire". Si on a toujours étudié des textes littéraires en classe, notre enseignante, Marion Sauvaire, nous invite à le faire différemment de ce qu'on a connu. Les profs de français ne m'ont jamais vraiment dégoûté des textes mais Marion Sauvaire voit plusieurs limites dans l'approche qui prévaut encore. Bien souvent les enseignants laissaient les élèves chercher des idées, des interprétations et finissaient par expliquer quelle était LA bonne interprétation. D'autre part, l'idée qu'il pouvait y avoir une interprétation objective du texte allait à l'encontre de toute lecture subjective, affective du texte. Pour Marion Sauvaire, l'investissement affectif voire émotionnel d'un texte est la condition sine qua non d'une réception du texte. Sans ça, nous passons à côté. Cette nouvelle approche s'appuie sur la théorie de la réception (Wolfgang Iser, Hans Robert Jauss). Umberto Eco explique que tout texte est incomplet : c'est le lecteur qui vient le compléter et chaque nouvelle lecture est une nouvelle interprétation. Intéressant. Moi qui était en manque d'études après 10 ans de vie professionnelle, les cours du DESS viennent m'apporter du grain à moudre...
samedi 6 septembre 2014
Romans africains
Voici quelques romans africains à découvrir :
Une vie de boy, Ferdinand Oyono : mourant, le jeune Toundi raconte sa vie de boy, et comme être au service des Blancs lui a coûté la vie.
Le monde s'effondre, Chinua Achebe : au Nigeria, l'arrivée des premiers colons et la rencontre entre deux mondes.
Ségou, Maryse Condé : cette grande fresque est le résultat d'un gros travail de cette écrivain guadeloupéenne, sur l'histoire de ses ancêtres. Elle raconte l'histoire de plusieurs générations au Mali pendant l'arrivée des premiers colons chrétiens et musulmans, la confrontation avec l'autre.
L'aventure ambiguë, Cheikh Amidou Kane : l'histoire d'un immigrant sénégalais en France qui finit par se perdre.
Une si longue lettre, Mariama Ba : correspondance entre deux amies, l'une au Sénégal, l'autre aux États-Unis.
Sozaboy, pétit minitaire de Ken Saro-Wiwa : l'histoire d'un enfant soldat, écrit à première personne en «anglais pourri» ou «petit nègre», sorte de personnage comme celui de Céline dans Voyage au bout de la nuit.
Le soleil des indépendances d'Ahmadou Kourouma : Dans une langue fort imagée, l'écrivain raconte le destin de Fama Doumbouya, descendant d'une lignée royale malinké. Il veut rester fidèle à la tradition et retrouver sa grandeur passée alors que le temps des indépendances a sonné et que la vie économique, politique et sociétale est toute chamboulée.
lundi 14 avril 2014
Salon du livre de Québec, après-midi
L'après-midi, je reviens sans ma fille faire un petit tour des éditeurs. Je vais distribuer quelques cartes d'affaires aux éditeurs que j'aime : Quaternier, Alto, Les Herbes Rouges, Les Intouchables, L'Instant même, Septentrion, Québec Amérique... Découvert aussi les éditions de la Paix.
Une nouveauté sympa chez Septentrion : La Vie dans les camps de bûcherons au temps de la pitoune :
En tous cas, merci à ces personnes très sympas qui ont pris le temps de discuter avec moi!
Une nouveauté sympa chez Septentrion : La Vie dans les camps de bûcherons au temps de la pitoune :
En tous cas, merci à ces personnes très sympas qui ont pris le temps de discuter avec moi!
Salon du livre de Québec, dimanche matin
Beau salon du livre. Petit tour avec ma fille le matin et chasse à la belle dédicace. On est finalement tombées sur Carole Reid Forget et Bruno St-Aubin, qui était en train de faire un beau dessin-dédicace sur leur dernier livre-cd, Maman est une tortue Papa est un dinosaure.
Il nous a fait un magnifique oiseau et Olga-Selly a pu observer son coup de crayon talentueux. Loufoque et drôle, leur univers me fait penser à Bruno Munch ou Pef. L'histoire est racontée par des enfants, ce qui est aussi très sympa.
Petit tour par le salon de la bd où on pouvait voir des dessinateurs en train de dessiner (désolé pour la redondance :)). Ils étaient filmés en même temps de façon à ce que le public puisse voir le dessin en train d'évoluer. On a pu voir une dessinatrice, Julie Rocheleau en train de croquer un chat qui passait à table pour manger un oiseau. Je dirais (sans connaître plus de noms à citer) qu'elle me fait penser à Rabaté dont le chef-d'oeuvre reste pour moi Ibicus. Voici le site de Julie Rocheleau
http://jrocheleau.blogspot.ca/
Il nous a fait un magnifique oiseau et Olga-Selly a pu observer son coup de crayon talentueux. Loufoque et drôle, leur univers me fait penser à Bruno Munch ou Pef. L'histoire est racontée par des enfants, ce qui est aussi très sympa.
Petit tour par le salon de la bd où on pouvait voir des dessinateurs en train de dessiner (désolé pour la redondance :)). Ils étaient filmés en même temps de façon à ce que le public puisse voir le dessin en train d'évoluer. On a pu voir une dessinatrice, Julie Rocheleau en train de croquer un chat qui passait à table pour manger un oiseau. Je dirais (sans connaître plus de noms à citer) qu'elle me fait penser à Rabaté dont le chef-d'oeuvre reste pour moi Ibicus. Voici le site de Julie Rocheleau
http://jrocheleau.blogspot.ca/
dimanche 16 mars 2014
Jeu vidéo "Azur et Azmar" à la bibliothèque Gabrielle Roy
Belle trouvaille à la bibliothèque Gabrielle Roy : le jeu vidéo d'"Azur et Azmar", merveilleux film de Michel Ocelot. Le jeu est vraiment bien fait et en plus il marche sur notre PC! Ce qui n'est vraiment pas évident, on en a testé plusieurs qui ne marchaient pas. Celui-ci est compatible avec Windows 2000.
L'animation est très bonne : les personnages vont voyager dans l'univers du film, à travers les mêmes épreuves. Vraiment efficace!
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